Ouagadougou a accueilli, ce mercredi 29 juillet, le dernier festival du projet Bambifoot sur le terrain annexe du Stade du 4-Août. Cette activité a marqué la fin de la première phase de ce programme initié par la Fédération burkinabè de football (FBF), avec l’accompagnement de la FIFA et la collaboration du ministère en charge de l’Enseignement de base. Elle a réuni les jeunes bénéficiaires, les encadreurs, les responsables des structures partenaires ainsi que les parents, venus constater les progrès réalisés par les enfants après plusieurs mois d’apprentissage.
Destiné aux enfants âgés de 6 à 8 ans, Bambifoot ambitionne de promouvoir la pratique du football dès le bas âge tout en inculquant les valeurs de discipline, de respect, de solidarité et de fair-play. Cette première phase a permis d’encadrer 1 000 enfants, dont 200 filles, dans plusieurs localités du Burkina Faso. Au-delà de l’initiation au football, le projet a également servi de cadre de détection de jeunes talents appelés à intégrer progressivement les centres de formation et les clubs.
À l’issue de cette première étape, les différents acteurs affichent leur satisfaction. Pour Mamounata Sawadogo, cheffe de la Direction des sports au ministère de l’Enseignement de base, les objectifs fixés ont été globalement atteints.

« Nous sommes à la fin du premier cycle, c’est le dernier festival Bambifoot. D’une manière générale, tout s’est bien passé. On voit de l’évolution et de l’amélioration dans la manière de faire des enfants. Ce premier cycle est quelque chose de grand pour notre département. Nous avons engagé 1 000 enfants dans le Burkina Faso, dont 200 filles. C’est un plus que nous apportons au développement du football de base et nous espérons que les prochains cycles viendront confirmer le talent de ces enfants. C’est aussi une manière pour le ministère de participer au développement du football au Burkina Faso. »
Pour la responsable, cette initiative répond à un besoin réel du football burkinabè.
« Si cette initiative n’existait pas, il fallait la créer. Le grand travail se fait à la base. Nous espérons que, dans cinq ou dix ans, ces enfants apporteront un plus au développement du football au Burkina Faso. Déjà, cette première phase de Bambifoot a permis à plusieurs enfants, notamment des filles, de rejoindre différents clubs. Nous souhaitons qu’ils aient tous la possibilité de poursuivre leur rêve à travers le football », a-t-elle ajouté.
Sur le terrain, les progrès enregistrés par les enfants confirment également l’impact du projet. Les différents ateliers, consacrés à la conduite de balle, aux tirs de précision, aux jeux réduits ou encore aux exercices de coordination, ont permis aux jeunes participants d’acquérir progressivement les fondamentaux de la discipline.
L’encadreur Sami Dah se réjouit de cette évolution.

« Je suis satisfait du niveau parce que ce sont des enfants et nous ne leur apprenons pas seulement à jouer. Nous leur enseignons les bases techniques à travers plusieurs ateliers, comme la conduite de balle, les tirs de précision ou les matchs à cinq contre cinq. Par rapport au festival précédent, nous sommes satisfaits de leur progression. Au début, certains avaient du mal à réaliser dix jongles, mais aujourd’hui plusieurs y arrivent. Ce n’est pas facile, mais nous avançons progressivement et cela montre que le travail porte ses fruits. »
Au terme de cette première phase, les responsables du projet espèrent désormais inscrire Bambifoot dans la durée afin d’offrir à davantage d’enfants l’opportunité de découvrir le football dans un cadre structuré. En misant sur la formation dès le plus jeune âge, la Fédération burkinabè de football entend poser les bases d’une relève capable de porter les ambitions du football burkinabè dans les années à venir.
OUSMANE ZOUNGRANA










