Les Étalons dames ont manqué leur entrée en lice à la Coupe d’Afrique des Nations féminine Maroc 2026. Les joueuses de Pascal Sawadogo se sont inclinées 4 buts à 1 face à la Côte d’Ivoire, dimanche, lors de la première journée du groupe C. Une rencontre marquée par la nette domination des Éléphantes et l’expulsion de la gardienne burkinabè en seconde période.
Pour Alexis Konkobo, journaliste sportif à la retraite et président d’honneur de l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB), le résultat reflète parfaitement la physionomie de la rencontre.
« Je crois qu’il n’y a pratiquement pas eu de match. La Côte d’Ivoire a dominé le Burkina dans tous les compartiments », analyse-t-il.
Selon lui, les Burkinabè n’ont jamais réussi à installer leur jeu face à une équipe ivoirienne mieux organisée, plus entreprenante et plus réaliste devant les buts.

« Les Étalons dames ont présenté un jeu décousu, sans véritable organisation. Elles avaient du mal à répondre au déroulé du jeu ivoirien », poursuit-il.
L’ancien journaliste estime que la principale faiblesse du Burkina Faso est apparue au milieu de terrain. Pour lui, la bataille de l’entrejeu a été largement remportée par les Éléphantes, qui ont dicté le rythme de la rencontre du début à la fin.
« L’incompétence des Burkinabè s’est surtout révélée au niveau de l’entrejeu. Les Ivoiriennes ont contrôlé ce secteur à leur guise », souligne Alexis Konkobo.
Cette domination a considérablement limité les possibilités offensives des joueuses de Pascal Sawadogo. Malgré la réduction du score burkinabè, les Éléphantes ont conservé la maîtrise de la rencontre, avant de profiter également de leur supériorité numérique après l’expulsion de la gardienne des Étalons dames.
Pour Alexis Konkobo, l’écart final ne traduit même pas totalement la différence de niveau observée sur le terrain.

« Les Burkinabè ont simplement déjoué face à une équipe ivoirienne complètement au-dessus et qui a su faire preuve d’efficacité. Le score aurait même pu être plus lourd », estime-t-il.
Au-delà de cette première défaite, le président d’honneur de l’AJSB invite surtout à regarder vers la suite de la compétition, qui s’annonce particulièrement relevée pour la sélection burkinabè.
« La Tanzanie, en battant l’Afrique du Sud, tenante du titre, a montré qu’elle avait de l’ambition dans cette CAN féminine. Les Étalons auront donc affaire à deux grosses valeurs du football féminin africain lors de leurs prochaines sorties », prévient-il.
Après ce revers inaugural, les joueuses de Pascal Sawadogo devront rapidement corriger leurs insuffisances et élever leur niveau de jeu si elles veulent conserver une chance de poursuivre l’aventure dans cette CAN féminine 2026.
OUSMANE ZOUNGRANA










