Ouagadougou, 10 août 2026. L’Association burkinabè de Tong-Il Moo-Do a organisé, lundi à Ouagadougou, une conférence internationale autour du thème : « Rôle des arts martiaux au service de la paix et du développement durable ». La rencontre a réuni des athlètes, des journalistes, des pratiquants ainsi que des passionnés des arts martiaux. Elle a bénéficié de l’appui de l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB), dont le président, Ibrahima Diallo, était le parrain.

La conférence a été animée par le Dr Chung Sik Yong, Chairman mondial de Tong-Il Moo-Do, dans le cadre d’une tournée africaine qui l’a déjà conduit en République démocratique du Congo et à São Tomé-et-Príncipe. Après le Burkina Faso, son périple doit se poursuivre au Nigeria avant de s’achever en Zambie.
Pour le responsable mondial de Tong-Il Moo-Do, la progression de la discipline au Burkina Faso constitue l’une des principales raisons de cette étape. Il s’est notamment dit impressionné par la rapidité avec laquelle l’association burkinabè s’est structurée et a obtenu son agrément.
« En un temps record, ils ont pu avoir déjà un agrément d’association. Ce qui montre qu’avec un travail assidu, ils pourront en quelques années se constituer en tant que fédération », a-t-il expliqué.
Cette dynamique s’inscrit, selon lui, dans un contexte où la jeunesse occupe une place centrale. Le Dr Chung Sik Yong rappelle que l’Afrique est un continent particulièrement jeune et estime que son avenir passe par une meilleure prise en compte des besoins et du potentiel de cette jeunesse.

« Si on veut vraiment permettre à l’Afrique de se réveiller, il faut se concentrer sur cette catégorie de personnes qui sont les jeunes », a-t-il souligné.
Dans cette perspective, le Tong-Il Moo-Do entend faire des arts martiaux un moyen d’éducation et de développement personnel. La discipline ne se limite donc pas à l’apprentissage des techniques de combat. Elle met également l’accent sur l’éducation du caractère, la maîtrise de soi et les valeurs nécessaires à la vie en société.
Le conférencier a également évoqué plusieurs préoccupations qui touchent particulièrement les jeunes et les familles, notamment le stress et les difficultés liées à l’épanouissement personnel. Pour lui, le sport et les arts martiaux peuvent contribuer à apporter des réponses à ces défis.
Le choix du Burkina Faso répond également, selon le Dr Chung Sik Yong, à l’intérêt qu’il porte à la dynamique actuelle du pays, notamment en matière de jeunesse. Il a évoqué les initiatives menées sous le leadership du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et a expliqué avoir voulu venir constater cette dynamique par lui-même.
La rencontre a par ailleurs été marquée par un moment fort avec la désignation de Ibrahima Diallo et de la camarade Mau Ngoma Ilboudo comme ambassadeurs de Tong-Il Moo-Do au Burkina Faso.
Pour le président de l’AJSB, cette distinction constitue d’abord un honneur, mais surtout une responsabilité nouvelle. Il entend désormais contribuer davantage à la promotion de la discipline et accompagner la jeune association dans son implantation durable dans le milieu des arts martiaux.

« C’était un honneur d’abord, et aujourd’hui, là, c’est un engagement », a déclaré Ibrahima Diallo.
Cet engagement concerne également la jeunesse. Le président de l’AJSB estime que la pratique des arts martiaux peut contribuer à l’éducation et au développement personnel des jeunes, en les encourageant notamment à rechercher la maîtrise de soi.
« C’est un appel au développement personnel, c’est un appel à pouvoir travailler pour la victoire sur soi-même, car cette victoire-là nous amènerait vers la paix et le développement », a-t-il soutenu.
Pour lui, cette nouvelle responsabilité devra se traduire concrètement dans les actes, mais aussi dans l’accompagnement médiatique des activités de l’association. Il entend ainsi contribuer, à travers l’AJSB, à une meilleure visibilité de la discipline au Burkina Faso.
À travers cette conférence, l’Association burkinabè de Tong-Il Moo-Do affiche donc sa volonté de poursuivre sa structuration et de renforcer sa présence dans le paysage sportif national. Entre éducation de la jeunesse, développement personnel et promotion de la paix, les organisateurs veulent inscrire les arts martiaux dans une démarche qui dépasse la seule performance sportive.
OUSMANE ZOUNGRANA










