Le rêve s’est arrêté au premier tour. Battues 1 but à 0 par l’Afrique du Sud, ce mardi 4 août, lors de la troisième journée de la phase de groupes de la CAN féminine Maroc 2026, les Étalons dames quittent la compétition avec trois points au compteur.
Au terme de cette phase de groupes, la Côte d’Ivoire s’est adjugé la première place avec 7 points, devant l’Afrique du Sud (4 points). Le Burkina Faso et la Tanzanie terminent tous deux avec 3 points, mais les Burkinabè échouent à la troisième place et voient ainsi leur aventure continentale prendre fin.

Pour Alexis Konkobo, journaliste sportif à la retraite et président d’honneur de l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB), cette élimination est loin d’être une fatalité. L’ancien journaliste estime cependant que les Étalons dames ont abordé cette rencontre avec trop de retenue.
« Il a manqué d’audace aux Étalons dames », résume-t-il.
Dès les premières minutes, les joueuses de Pascal Sawadogo ont privilégié un bloc défensif, laissant l’initiative à leurs adversaires. Un choix tactique qui, selon Alexis Konkobo, a facilité la tâche des Banyana Banyana.
« Elles ont beaucoup joué bloc bas, ce qui a permis aux Sud-Africaines de prendre l’initiative du jeu. Elles n’ont pas véritablement osé aller à l’assaut du camp adverse », analyse-t-il.
Conséquence, les Sud-Africaines ont progressivement pris confiance et imposé leur rythme, obligeant les Burkinabè à défendre pendant de longues séquences.
« Les Sud-Africaines ont été dominatrices tout au long du déroulement de la partie », poursuit-il.
Pour autant, Alexis Konkobo ne limite pas son analyse au seul plan tactique. Il estime que le staff technique aurait pu modifier plus tôt son organisation afin d’apporter un nouveau souffle à une équipe en difficulté.
« Le staff technique n’a pas su réagir au niveau des remplacements au moment où l’équipe était en souffrance », regrette-t-il.
Autre fait marquant de la rencontre, une situation litigieuse dans la surface sud-africaine continue d’alimenter les débats. Pour l’ancien journaliste, les Étalons dames pouvaient légitimement espérer obtenir un penalty.
« À mon avis, le penalty était valable, mais il a été refusé par la VAR », affirme-t-il.
Malgré tout, Alexis Konkobo refuse de réduire le parcours burkinabè à cette seule élimination. Il préfère retenir la capacité de réaction des joueuses après leur lourde défaite inaugurale contre la Côte d’Ivoire.

« Après leur prestation presque catastrophique face à la Côte d’Ivoire, les Étalons dames ont su, lors des deux dernières rencontres, se hisser au niveau de la compétition », souligne-t-il.
En définitive, cette CAN féminine aura laissé apparaître deux visages du Burkina Faso : une équipe en grande difficulté lors de son entrée en lice face à la côte d’ivoire, puis une formation beaucoup plus conquérante face à la Tanzanie avant de livrer une bataille courageuse contre l’Afrique du Sud.
Désormais, le chantier qui attend le staff de Pascal Sawadogo sera de capitaliser sur cette progression. Car, malgré l’élimination, les deux dernières prestations ont montré que les Étalons dames disposent des ressources nécessaires pour rivaliser avec plusieurs nations du football féminin africain, à condition de jouer avec davantage d’ambition et de constance.
OUSMANE ZOUNGRANA









