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Suudu Andal Sport : clap de fin pour cinq jours de formation au profit des encadreurs techniques

Après cinq jours d’intenses échanges entre théorie et pratique, la formation de recyclage et de perfectionnement initiée dans le cadre du programme Suudu Andal Sport a refermé ses portes ce vendredi au Stade du 4-Août de Ouagadougou. Réunissant 90 stagiaires, dont 49 entraîneurs et 41 préparateurs physiques, cette session visait à renforcer les compétences des encadreurs techniques afin de répondre aux exigences du football moderne et de contribuer au développement du football burkinabè.

Pendant cinq jours, les participants ont alterné des séances théoriques et pratiques sous la conduite des experts français Landry Chauvin et Christophe Manouvier. Au-delà des connaissances techniques transmises, cette formation, portée par le programme Suudu Andal Sport de l’ambassadeur pour le Sport Charles Kaboré, entend accompagner la professionnalisation des clubs burkinabè et améliorer la qualité du jeu dans les différents championnats nationaux.

La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Camarade Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, des autorités sportives ainsi que des professionnels des médias. L’occasion pour les différents intervenants de dresser le bilan d’une semaine d’apprentissage placée sous le signe du partage d’expériences.

Prenant la parole, la ministre a salué l’engagement de Charles Kaboré en faveur du renforcement des capacités des acteurs du football burkinabè.

Camarade Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara

«« À travers le projet Suudu Andal Sport, Charles Kaboré a bien voulu initier cette formation. C’est une deuxième initiative après celle qui a été réalisée il y a quelques semaines dans le domaine du marketing. Elle vient compléter la dynamique engagée pour apporter son soutien à la vision globale de notre département en matière de formation. Je voudrais remercier une fois de plus l’ambassadeur Charles Kaboré et tous ses partenaires. J’exhorte surtout les bénéficiaires à faire bon usage de cette formation. Il ne faut pas prendre ces attestations uniquement pour meubler les CV. Les acquis doivent se répercuter sur le terrain ; c’est là que nous attendons les bénéficiaires pour apprécier les résultats réels de cette formation », a déclaré la ministre.»

Au cours du stage, plusieurs modules ont été développés autour des fondamentaux du football moderne. Les stagiaires ont travaillé sur l’attaque placée, la défense placée, les transitions offensive-défensive et défensive-offensive, ainsi que les coups de pied arrêtés. La formation a également accordé une place importante aux méthodes de recrutement des joueurs, en mettant l’accent sur les critères d’évaluation et les techniques de détection des talents en début ou en cours de saison.

 

Pour Landry Chauvin, cette session avait avant tout pour vocation de partager une expérience acquise au fil de plusieurs décennies dans le football professionnel.

Landry Chauvin/Formateur

«« Nous sommes venus partager nos expériences avec les stagiaires, pas leur donner des leçons. Nous avons alterné les séances en salle et sur le terrain afin d’aborder tous les moments du projet de jeu en lien avec la préparation physique. Au regard de mes 35 années dans le football professionnel, je suis convaincu qu’il existe de véritables pépites au Burkina Faso. Les résultats des équipes nationales de jeunes le démontrent. Il faut maintenant que ces talents soient encadrés par des entraîneurs bien formés et que les infrastructures suivent. Cette initiative mérite d’être saluée », a confié le technicien français.»

Le formateur a également insisté sur la complémentarité entre l’entraîneur principal et le préparateur physique, un aspect souvent mal compris dans les clubs.

«« Le préparateur physique est avant tout un entraîneur adjoint chargé de la préparation physique de l’équipe. Cette mission ne peut être accomplie sans une parfaite connaissance du projet de jeu de l’entraîneur principal, qui demeure le premier responsable des résultats de son équipe », a-t-il expliqué.»

Au terme de cette formation, les bénéficiaires repartent avec de nouvelles connaissances, mais aussi avec la responsabilité de les mettre en pratique dans leurs clubs respectifs.

Entraîneure de l’équipe féminine U15 du Burkina Faso, Véronique Yonli estime que cette formation répond aux réalités du football actuel.

«« Le football moderne évolue constamment et les méthodes de travail changent. Durant cette formation, nous avons beaucoup travaillé sur l’attaque placée, la maîtrise collective du ballon et la formulation des objectifs de séance. J’ai également découvert de nouvelles méthodes d’entraînement. Ce stage a permis de mieux définir les rôles des entraîneurs et des préparateurs physiques afin que chacun contribue efficacement au projet de jeu de l’équipe. »»

Pour la technicienne burkinabè, les effets de cette session devraient progressivement se faire ressentir sur les terrains.

Véronique Yonli/Stagiaire

«« La plus-value est que les stagiaires ne travailleront plus de la même manière. Dans quelques années, nous pourrons constater une évolution dans la qualité du jeu et dans la maîtrise collective du ballon au sein de nos équipes », a-t-elle conclu.»

À travers cette initiative, Suudu Andal Sport confirme sa volonté d’investir dans la formation des ressources humaines, un levier indispensable pour accompagner la progression du football burkinabè. Le véritable défi commence désormais sur les terrains, où entraîneurs et préparateurs physiques sont attendus pour transformer les enseignements reçus en résultats concrets.

OUSMANE ZOUNGRANA

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