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Éliminatoires Mondial 2026 : une liste entre retours précieux et instabilité persistante

 

À quelques jours d’une double confrontation décisive face à la Sierra Leone et à l’Éthiopie, le sélectionneur national Brama Traoré a dévoilé sa liste des joueurs retenus. Un groupe qui, comme à l’accoutumée, s’articule autour de l’ossature habituelle, mais dont les mouvements incessants traduisent une instabilité préoccupante à l’approche de la CAN 2025.

Dans le rayon des bonnes nouvelles, le retour de Stéphane Aziz Ki, désormais sociétaire du Wydad Athletic Club de Casablanca, est un renfort de taille. Son expérience et sa vision de jeu devraient redonner du liant au milieu burkinabè. À ses côtés, Ismaïla Ouédraogo, brillant avec Odense au Danemark, revient également dans le groupe après une période d’absence, tout comme le jeune latéral Mohamed Ouédraogo. Ces retours démontrent que Brama Traoré tente de rappeler des joueurs clés pour densifier son effectif et stabiliser l’entrejeu.

Mais si certains visages font leur réapparition, d’autres manquent à l’appel. Cyriaque Irié, affaibli par la maladie, doit renoncer malgré sa volonté de rejoindre le groupe. Arsène Kouassi, quant à lui, est écarté pour des raisons administratives, un motif qui laisse un goût amer au moment où chaque détail compte dans la course au Mondial. Plus surprenant encore, l’absence de Clovis Bazemo, présent lors du précédent rassemblement, interroge, tandis que Kylian Nikiema effectue son retour dans la hiérarchie des gardiens. Ces changements répétés, notamment au poste combien sensible de portier, posent question sur la stabilité recherchée.

Car c’est bien là que le bât blesse. Depuis son arrivée à la tête des Étalons, Brama Traoré peine à s’appuyer sur un noyau fixe. D’un rassemblement à l’autre, des va-et-vient incessants brouillent la sérénité du groupe. Cette instabilité, si elle se comprend parfois par des blessures ou des contraintes administratives, ne permet pas de dégager une équipe type solide et rassurante. Or, à quelques mois de la CAN 2025, le Burkina Faso ne peut plus se permettre d’avancer en tâtonnant. La cohérence et la continuité devront devenir la règle, faute de quoi les Étalons risquent de manquer de repères dans les grands rendez-vous.

Brama Traoré/ coach des Étalons

Le premier de ces défis se profile le 8 octobre à Monrovia, face à une Sierra Leone accrocheuse. Quatre jours plus tard, le 13 octobre, le public du stade du 4 Août retrouvera ses héros contre l’Éthiopie dans un match où la victoire sera impérative. Ces deux rencontres pèseront lourd dans le destin du Burkina Faso dans le groupe A, dominé par l’Égypte, et où chaque point arraché peut faire la différence.

Entre retours rassurants, absences frustrantes et une instabilité qui s’éternise, Brama Traoré se trouve face à ses responsabilités. Il lui appartient désormais de trouver la bonne formule, de s’inscrire dans la continuité et de bâtir une équipe compétitive. Car au-delà des qualifications pour le Mondial, c’est bien la prochaine CAN qui se dessine à l’horizon, et elle exigera des Étalons qu’ils retrouvent la cohésion et la constance qui font les grandes sélections.

 

CS Médias

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