Le Tribunal administratif de Ouagadougou vient de rendre une décision très attendue dans l’affaire opposant le club KACIS FC à la Ligue régionale du Centre de football (LRCF). Cette affaire, survenue après deux scores spectaculaires enregistrés en championnat de 3e division (D3 B), avait conduit à une suspension du club. Mais la justice vient de suspendre cette mesure.
Rappel des faits : des scores surréalistes qui font scandale.
Lors des deux dernières journées de la D3 B, le club KACIS FC a remporté deux matchs avec des scores sans précédent : 44-1 et 44-2. Des résultats qui ont suscité l’indignation de l’opinion sportive.
Soupçonnant des arrangements entre équipes, la LRCF a décidé de suspendre et disqualifier le club, à travers une note référencée n° 44-S24/2T, relayée par plusieurs circulaires internes.
KACIS FC contre-attaque avec Me Ambroise Farama.
Ne reconnaissant pas les accusations ni la légitimité de la sanction, KACIS FC, assisté de Maître Ambroise Farama, a saisi le juge des référés du Tribunal administratif de Ouagadougou pour demander la suspension immédiate de la sanction, dans l’attente d’un jugement au fond.
Le verdict tombe : le tribunal donne raison (partiellement) au club
Dans une ordonnance récemment rendue, le juge des référés a :
Rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la LRCF (donc le tribunal s’est déclaré compétent) ;
Jugé recevable la requête de KACIS FC ;
Et suspendu immédiatement la décision de la LRCF.
Conséquences de la décision
Dans son ordonnance, le tribunal :
Considère que la sanction prise par la LRCF n’est pas fondée en l’état actuel des preuves ;
Autorise KACIS FC à participer à la suite des compétitions organisées par la Ligue ;
Rejette cependant toutes les autres demandes du club, jugées non fondées ;
Et met les frais de justice à la charge de la LRCF.
Réactions attendues
Même si le fond de l’affaire (c’est-à-dire la question de la validité ou non des scores) n’a pas encore été jugé, cette décision marque un coup d’arrêt aux sanctions prises sans audition contradictoire. Elle met en avant la nécessité pour les structures sportives de respecter les droits de la défense, même dans des cas fortement médiatisés.
Du côté du club, cette victoire partielle est perçue comme un soulagement et une réhabilitation provisoire, permettant à l’équipe de reprendre la compétition pendant que le dossier suit son cours.
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L’affaire du score fleuve 44-1 et 44-2 restera dans les annales du football burkinabè. Au-delà de l’aspect sportif, elle soulève des questions cruciales de gouvernance, d’éthique et de respect des procédures disciplinaires. Le football amateur, souvent délaissé, devient ici le théâtre d’un débat juridique qui pourrait faire jurisprudence.
CS MEDIAS







