
Issu du mot « yiri », qui signifie « maison » en langue mooré, le Yiri Foot se veut un « football de maison », accessible, ludique et novateur. Ce sport se pratique en position assise, principalement en 1 contre 1 ou 2 contre 2, dans un cadre spécialement aménagé. Le dispositif de jeu comprend un tapis, deux chaises rembourrées, un filet et un ballon, le tout encadré par une structure en forme de cage aux dimensions de 136,2×79×83 cm pour les adultes et 76×38×46,3 cm pour les plus jeunes.
Chaque joueur est simultanément gardien, défenseur et attaquant, ce qui renforce l’intensité tactique du jeu malgré son apparente simplicité. Les rencontres se déroulent en deux mi-temps de cinq minutes, avec un ensemble de règles précises : interdiction de se lever, d’utiliser autre chose que les pieds ou de franchir la ligne médiane. Des sanctions comme le penalty ou la défaite par abandon sont également prévues.
À travers cette initiative, le promoteur Joseph Mokassa Viho ambitionne de structurer le Yiri Foot à l’échelle nationale :
« Le Yiri Foot est né d’une réflexion inspirée du baby-foot : une activité ludique qui permet de faire du sport sans fournir un effort excessif. Nous voulons le moderniser, y intégrer des systèmes de jeu plus avancés et, à terme, créer une fédération pour organiser des compétitions officielles », a-t-il déclaré.
Au-delà de son aspect ludique, le Yiri Foot se positionne comme un sport accessible à tous, vecteur de santé, de cohésion sociale et de valorisation culturelle. Une véritable innovation sportive made in Burkina qui pourrait séduire bien au-delà des frontières nationales.
Ousmane Zoungrana
Cs MEDIAS







