Recrutement du sélectionneur des Étalons : la vision managériale d’Alexis Konkobo

 

Depuis le communiqué du 6 février 2026 annonçant l’ouverture d’un appel à candidatures pour le poste de sélectionneur national, le débat s’intensifie autour du profil idéal pour diriger les Étalons.

Au-delà du simple choix d’un entraîneur, c’est désormais la philosophie même de gestion de la sélection qui est au cœur des discussions.

Pour le doyen de la presse sportive burkinabè, Alexis Konkobo, l’enjeu dépasse largement la compétence technique pure. Selon lui, le Burkina Faso ne recherche pas un formateur, mais un véritable pilote de projet sportif.

« Un technicien formateur convient davantage aux catégories jeunes. Être un simple meneur d’hommes expérimenté ou un connaisseur du football africain ne suffit pas. Il nous faut un sélectionneur-manager. »

Par cette déclaration, il établit une distinction fondamentale : la sélection nationale n’est pas un centre d’apprentissage. Les internationaux sont déjà formés dans leurs clubs respectifs et possèdent les bases tactiques et techniques nécessaires au haut niveau. Le rôle du sélectionneur doit donc évoluer vers une coordination globale des compétences.

Dans cette logique, Konkobo insiste sur la dimension collective et organisationnelle. Le défi principal ne réside pas dans l’enseignement du football, mais dans la construction d’un groupe performant et cohérent.

Alexis Konkobo/ journaliste sportif 

« Il faut savoir sélectionner les bons joueurs pour en faire un groupe solide sur le plan du management. Les Étalons savent déjà jouer au ballon. Ils ont surtout besoin d’un bon préparateur physique. Le sélectionneur devra, quant à lui, mettre en place une stratégie et une tactique capables de produire des résultats. »

Son analyse met en évidence trois piliers essentiels : la gestion humaine, la préparation physique et la cohérence tactique. Autrement dit, le sélectionneur idéal serait moins un professeur qu’un chef d’orchestre, capable d’optimiser des talents déjà existants plutôt que de les former.

Dans le contexte actuel, où le Burkina Faso ambitionne de franchir un cap lors des prochaines compétitions continentales, la réflexion posée par Alexis Konkobo ouvre un véritable chantier : faut-il choisir un spécialiste du terrain ou un manager global du projet sportif ?

Le futur sélectionneur des Étalons devra probablement répondre à cette double exigence, mais une chose semble se dégager du débat : la priorité n’est plus d’apprendre à jouer, mais d’apprendre à gagner.

OUSMANE ZOUNGRANA

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