Football _Bayern–PSG : JUST ÉPHREM ZIO « Il n’y avait pas faute de main »

Le match retour de Ligue des champions entre le Bayern Munich et le PSG, disputé ce mercredi 06 mai 2026 à l’Allianz Arena et conclu sur un score de 1-1, continue d’alimenter les débats malgré la qualification parisienne au cumul des scores (6-5). Au centre de la polémique : plusieurs décisions arbitrales du Portugais João Pinheiro, notamment une action impliquant João Neves qui a suscité une vague de réactions chez les observateurs du football européen.

Ancien arbitre international FIFA/CAF, aujourd’hui analyste football et consultant sportif pour CS MEDIAS, Just Éphrem Zio a livré une analyse technique afin d’apporter des explications sur ces différentes situations litigieuses.

Revenant sur l’action qui a le plus fait parler, celle où un ballon dégagé par un joueur du PSG a ensuite touché la main de João Neves, l’ancien arbitre affirme que João Pinheiro « n’a pas fait d’erreur ». Selon lui, la Loi 12 des Lois du jeu est très explicite sur ce type d’action.

« La loi au niveau de la faute de main dit et stipule expressément que lorsqu’un joueur joue le ballon qui va directement sur la main de son partenaire, il ne saurait être question de faute de main », explique-t-il.

Dans son développement, Just Éphrem Zio précise surtout que le joueur qui dégage le ballon « n’a aucun intérêt à jouer le ballon sur la main de son partenaire ». Pour lui, cette phase de jeu reste involontaire et inattendue, ce qui enlève toute notion d’intention ou de recherche d’avantage.

L’ancien arbitre ajoute également un aspect réglementaire important pour justifier cette décision. Il rappelle que « la faute de main est sanctionnée par un coup franc direct dans la surface de réparation », alors qu’« une faute sur un partenaire, c’est un coup franc indirect ». Ainsi, selon son interprétation des Lois du jeu, cette action ne pouvait pas être sanctionnée comme une main fautive.

Pour Just Éphrem Zio, l’arbitre portugais « n’a fait qu’appliquer la loi », malgré les nombreuses critiques nées autour de cette situation.

Par ailleurs, une autre action litigieuse concernant Nuno Mendes a également provoqué des débats durant la rencontre. Plusieurs observateurs estimaient que le joueur parisien avait lui aussi commis une main.

Là encore, l’ancien arbitre burkinabè défend la décision arbitrale. Selon lui, João Pinheiro avait déjà identifié une première infraction d’un joueur du Bayern Munich avant même le contact du ballon avec la main de Nuno Mendes.

« L’arbitre a considéré que le joueur du Bayern avait déjà touché le ballon de la main avant que Nuno Mendes ne touche le ballon de la main. Donc il est revenu siffler la première faute contre le joueur du Bayern », explique-t-il.

Dans cette logique, Just Éphrem Zio estime que « la main de Nuno Mendes n’existe pas » sur le plan réglementaire puisque le jeu était déjà interrompu sur la première infraction.

Pour renforcer son analyse sur l’action impliquant João Neves, Just Éphrem Zio rappelle également qu’une situation similaire s’était déjà produite dans le championnat burkinabè, précisément lors d’un match du RCB à Bobo-Dioulasso. Selon lui, un joueur avait joué le ballon qui était ensuite allé directement sur la main de son partenaire, provoquant également une vive polémique autour de l’arbitrage.

Cependant, l’ancien arbitre estime que les officiels de cette rencontre avaient eux aussi pris « la bonne décision », puisqu’il ne pouvait pas être question de faute de main dans une telle situation. Pour lui, cette phase de jeu, bien qu’inattendue pour de nombreux supporters, existe déjà dans l’interprétation des Lois du jeu et ne constitue donc pas une nouveauté apparue uniquement dans le football européen.

À travers cette sortie, Just Éphrem Zio cherche surtout à rappeler que certaines décisions arbitrales, même très contestées, reposent avant tout sur une interprétation stricte du règlement. Une manière aussi d’inviter les supporters et observateurs à mieux comprendre les subtilités des Lois du jeu avant de conclure à une erreur arbitrale.

OUSMANE ZOUNGRANA

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