Le site « Allatikouma », devenu un centre notoire de prostitution et de dépravation des mœurs, représentait non seulement une violation des lois du Burkina Faso, mais aussi une véritable atteinte aux valeurs fondamentales du pays. Ce lieu, actif depuis plus de deux décennies et situé à la sortie ouest de Ouagadougou, incarne une forme de défi à la morale publique et aux principes religieux qui guident une majorité de la population burkinabé, composée de chrétiens, de musulmans et des gardiens de la traditions qui veillent nuit et jour à la sauvegarde des valeurs de la société burkinabè.
Le nom même de ce complexe, « Allahti Kouma », traduit par « Dieu ne parle pas » en dioula, est d’une provocation insensée. En effet, un tel nom, en pleine conscience de la place de la spiritualité dans la société burkinabé, émet un message irrévérencieux envers la divinité et les croyances populaires. Il met en lumière une tentative de normalisation d’un lieu de débauche, au mépris des valeurs chrétiennes, musulmanes ancestrales qui prônent la dignité humaine et la moralité.
Dans ce contexte, la décision du Tribunal de grande instance de Ouagadougou de fermer définitivement ce complexe et de condamner son promoteur, Ouédraogo Tasséré, à une peine de prison ferme, est non seulement salutaire sur le plan judiciaire, mais également sur le plan spirituel. Ce jugement s’impose comme une réponse claire et forte face à un défi qui touchait directement les fondements moraux de la nation.
La justice, dans ce cas précis, prend une dimension spirituelle. Si le nom du lieu semblait minimiser l’intervention de Dieu, affirmant que « Dieu ne parle pas », la sentence rendue par le tribunal démontre, au contraire, que Dieu a bel et bien parlé non pas par des moyens divins ou surnaturels, mais à travers la voix de la justice, agissant pour la préservation de la dignité humaine et la protection des valeurs nationales.
Ainsi, cette décision va bien au-delà de la simple application de la loi. Elle incarne un acte de réaffirmation des principes de respect et de moralité, contribuant à maintenir l’intégrité de la société burkinabé. Dans un contexte où certains lieux cherchent à se soustraire à l’autorité morale et spirituelle de la nation, cette condamnation constitue un message fort : il est encore possible de défendre l’honneur du Burkina Faso, un pays qui s’inscrit dans la lignée des grandes figures historiques comme Thomas Sankara Joseph Ki Zerbo…,connus pour leur engagement pour la justice, la dignité et le respect des valeurs.
En conclusion, la fermeture de « Allatikouma » et la condamnation de ses responsables viennent renforcer l’idée qu’il existe toujours un cadre dans lequel la justice, agissant au nom du peuple, peut redresser les torts et remettre la société sur le chemin de la moralité et de l’honneur. C’est là une véritable victoire, non seulement juridique, mais aussi spirituelle et morale pour le Burkina Faso.
Moussa RAMDE/CS Médias









