Dans quelques jours, le monde du football retiendra son souffle. Du 11 juin au 19 juillet, les États-Unis, le Mexique et le Canada accueilleront la 23e édition de la Coupe du monde de la FIFA. Une édition historique à plus d’un titre : pour la première fois, trois pays organisent conjointement le tournoi et, pour la première fois également, 48 sélections seront au rendez-vous.
Depuis la création de la compétition en 1930, seules huit nations ont réussi à inscrire leur nom au palmarès : l’Uruguay, l’Italie, l’Allemagne, le Brésil, l’Angleterre, l’Argentine, la France et l’Espagne. Mais à l’heure où les regards se tournent vers l’Amérique du Nord, une question anime déjà les débats : qui soulèvera le trophée le 19 juillet prochain ?

La France figure naturellement parmi les principaux favoris. Depuis plus d’une décennie, les Bleus se sont installés au sommet du football mondial sous la direction de Didier Deschamps. Champions du monde en 2018 et finalistes en 2022, les Français possèdent encore l’un des effectifs les plus redoutables de la compétition.
Kylian Mbappé sera une nouvelle fois l’homme à suivre. Déjà auteur de 12 buts en Coupe du monde en seulement deux participations, l’attaquant français pourrait se rapprocher du record historique de Miroslav Klose. À ses côtés, le Ballon d’Or 2025 Ousmane Dembélé apportera toute son expérience et sa capacité à faire basculer une rencontre. La jeunesse française n’est pas en reste avec Désiré Doué, Bradley Barcola, Warren Zaïre-Emery, Michael Olise ou encore Rayan Cherki. Dans ce groupe, N’Golo Kanté demeure l’un des grands repères grâce à son vécu exceptionnel au plus haut niveau.

S’il y a une équipe qui impressionne particulièrement ces derniers mois, c’est bien l’Espagne. Championne d’Europe et portée par une génération aussi talentueuse que décomplexée, la Roja apparaît comme l’une des formations les plus complètes du tournoi. Lamine Yamal, déjà considéré comme l’un des meilleurs jeunes joueurs du monde, incarne cette nouvelle vague espagnole. Autour de lui, Pedri, Gavi, Nico Williams, Fabian Ruiz ou encore Mikel Oyarzabal donnent à l’Espagne des arguments solides pour rêver d’un deuxième titre mondial après celui de 2010.

Championne du monde en titre, l’Argentine ne compte pas céder sa couronne sans se battre. Même si le temps passe, Lionel Messi reste le symbole d’une équipe qui a retrouvé le goût de la victoire sous Lionel Scaloni. Avec Emiliano Martínez dans les buts, Alexis Mac Allister au milieu et Julián Álvarez en attaque, l’Albiceleste conserve une base compétitive et une confiance forgée par ses succès récents.

Le Brésil reste, comme toujours, une nation à part. Avec cinq titres mondiaux, la Seleção demeure la référence historique du football international. Pourtant, la sixième étoile se fait attendre depuis 2002. Sous la direction de Carlo Ancelotti, les Brésiliens espèrent enfin renouer avec leur glorieux passé. Entre l’expérience de Neymar et l’émergence de talents comme Vinícius Júnior ou Endrick, le Brésil possède les armes pour aller au bout.

Le Portugal fait également partie des prétendants crédibles. Cristiano Ronaldo, légende vivante du football mondial, poursuit un rêve qui lui échappe encore : remporter la Coupe du monde. Autour de lui, la nouvelle génération portugaise est particulièrement séduisante avec Vitinha, João Neves, Nuno Mendes, Bruno Fernandes ou encore Gonçalo Ramos. Une équipe équilibrée qui pourrait bien créer la surprise.

L’équipe d’Allemagne football
L’Angleterre et l’Allemagne complètent ce cercle des favoris. Les Three Lions comptent sur Harry Kane, Jude Bellingham et Declan Rice pour mettre fin à près de soixante ans d’attente. Quant à la Mannschaft, elle s’appuie sur une nouvelle génération menée par Jamal Musiala et Florian Wirtz pour retrouver son rang parmi les grandes puissances du football mondial.
Derrière ces géants, plusieurs nations pourraient jouer les trouble-fêtes. Les Pays-Bas, l’Uruguay, la Colombie ou encore les pays organisateurs auront eux aussi leur carte à jouer dans une compétition qui s’annonce plus ouverte que jamais.
L’Afrique, de son côté, abordera ce Mondial avec des ambitions inédites. Grâce au nouveau format à 48 équipes, le continent sera représenté par dix sélections, un record historique. Plus que jamais, le football africain veut démontrer qu’il peut rivaliser avec les meilleures nations de la planète.

Le Maroc reste naturellement le principal espoir du continent après son parcours historique jusqu’en demi-finale en 2022. Les Lions de l’Atlas possèdent encore un effectif de très haut niveau avec Achraf Hakimi, Brahim Diaz, Yassine Bounou ou encore Sofyan Amrabat. Une génération talentueuse qui rêve désormais de confirmer que l’exploit du Qatar n’était pas un simple accident.

Le Sénégal figure également parmi les sélections africaines les plus attendues. Emmenés par Sadio Mané, Kalidou Koulibaly et Iliman Ndiaye, les Lions de la Teranga disposent d’un mélange d’expérience et de qualité capable de poser des problèmes aux plus grandes équipes.
La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique, l’Algérie, l’Égypte, la Tunisie, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert et la RD Congo tenteront eux aussi de marquer cette Coupe du monde de leur empreinte. Après le parcours du Maroc en 2022, les ambitions africaines ont changé de dimension. Il ne s’agit plus seulement de participer ou de franchir un tour. L’objectif est désormais de s’inviter durablement parmi les meilleures nations du monde.
Cette Coupe du monde sera également marquée par quelques absences retentissantes. L’Italie, quadruple championne du monde, manquera le rendez-vous mondial pour la troisième édition consécutive, une situation difficilement imaginable il y a encore quelques années. En Afrique, les absences du Cameroun et du Nigeria, deux géants du continent, rappellent à quel point les qualifications sont devenues impitoyables.
À quelques jours du coup d’envoi, les favoris sont connus et les pronostics se multiplient. Mais l’histoire de la Coupe du monde nous a appris une leçon essentielle : les trophées ne se gagnent jamais sur le papier. Ils se gagnent sur le terrain, dans les moments de vérité, lorsque le talent rencontre le caractère.
Du 11 juin au 19 juillet 2026, le football mondial écrira un nouveau chapitre de son histoire. Et comme toujours, le dernier mot appartiendra au terrain.
Par Ousmane Zoungrana
CS Médias









