Côte d’Ivoire : Zeynab Bancé demande pardon au peuple burkinabè. 

 

L’essentiel de son message tient en un mot : pardon.En cette fin d’année 2025, Zeynab Bancé a choisi de recentrer la parole sur l’apaisement et la reconnaissance de la douleur causée, en s’adressant directement au peuple burkinabè.

Cette prise de parole intervient après une année particulièrement mouvementée pour la jeune cheffe. Marquée par deux tentatives infructueuses au Guinness World Records dans le domaine culinaire, 2025 aura été faite de pression, d’attentes déçues et d’une exposition médiatique intense. Des épreuves qui ont fragilisé, mais aussi révélé, selon ses mots, une phase d’introspection profonde.

Au-delà des échecs liés au record, une autre blessure, plus sensible, a cristallisé les tensions. Lors de certaines interventions sur des médias ivoiriens, des propos attribués à la cheffe ont été interprétés comme une mise à distance, voire un reniement de ses origines burkinabè. Ces déclarations, perçues comme maladroites ou blessantes, ont profondément choqué de nombreux Burkinabè, qui s’en sont sentis exclus et trahis. La polémique a pris de l’ampleur, laissant place à une frustration durable.

Consciente de cette fracture, Zeynab Bancé a décidé de ne pas contourner le sujet. Dans un texte personnel, elle assume la nécessité de demander pardon, sans justification ni détour. Un passage central de son message retient particulièrement l’attention :

« Je demande pardon au peuple burkinabè. Je n’ai jamais eu l’intention de blesser qui que ce soit. Je ne me justifierai pas, car quand les parents sont fâchés, les enfants doivent demander pardon. L’enfant n’a jamais raison. »

Par ces mots, la cheffe reconnaît la douleur ressentie et adopte une posture d’humilité, choisissant la réconciliation plutôt que la polémique. Elle élargit également ses excuses à toutes les personnes qu’elle aurait pu blesser par ses propos, volontairement ou non.

Dans le même message, Zeynab Bancé rappelle que 2025 lui a appris le silence, l’observation et la résilience. Malgré les incompréhensions et les obstacles, elle affirme n’avoir jamais abandonné ses rêves. Elle exprime enfin sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenue, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique, saluant les messages, les prières et l’amour reçus.

À l’aube de 2026, ce mea culpa marque une volonté claire de tourner la page. Plus qu’une réaction à une polémique, ce pardon adressé au peuple burkinabè se veut un geste de paix, une tentative de réparer le lien et de repartir sur des bases plus vraies, plus sincères. Une parole sobre, centrée sur l’essentiel, où l’âme prend le pas sur l’orgueil.

 

CS Médias

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