Côte d’Ivoire vs Burkina Faso : la légende Moumouni Dagano donne des conseils aux Étalons

 

À l’approche des huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, prévus le 6 janvier prochain, l’affiche entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire cristallise toutes les attentions. Deux nations voisines, deux styles, deux histoires, mais surtout un duel à fort enjeu entre les Étalons et les Éléphants, tenants du titre.

Dans ce contexte brûlant, Moumouni Dagano, ancien international burkinabè, ex-capitaine des Étalons et figure emblématique du football national, s’est confié au micro de CS Médias lors d’un entretien téléphonique exclusif. Fort de son immense expérience et de ses nombreuses confrontations face à la Côte d’Ivoire au cours de sa carrière, Dagano a livré une analyse lucide et des conseils précieux à l’endroit de la sélection burkinabè.

Pour la légende, ce choc doit être abordé avec sérénité, mais sans naïveté. « C’est un match comme les autres, mais qui ne ressemble à aucun autre », souligne-t-il d’entrée. Selon lui, le facteur déterminant ne sera ni le nom des joueurs ni le statut, mais bien le mental. « Ce match va se jouer dans la tête », insiste-t-il, rappelant que les Ivoiriens disposent de joueurs très expérimentés, tout comme le Burkina Faso, qui s’appuie désormais sur un savant mélange de cadres et de jeunes talents.

Moumouni Dagano/ avec les Étalons

Moumouni Dagano renverse également la lecture habituelle de la pression. Pour lui, elle repose clairement sur les épaules ivoiriennes. « La Côte d’Ivoire est le tenant du titre. Si elle gagne, ce sera considéré comme normal. Mais si le Burkina Faso l’emporte, ce sera un choc, car nous aurons fait tomber le champion en titre », analyse-t-il avec justesse. Un statut qui, selon lui, peut jouer en faveur des Étalons.

Interrogé sur les clés du match et les secrets pour faire tomber les Éléphants, Dagano se montre précis et pragmatique. Le maître-mot : le collectif. « Ce qui fera la différence, c’est le jeu d’équipe, la capacité à attaquer ensemble, défendre ensemble et surtout à limiter les erreurs », explique-t-il. Dans ce type de rencontre couperet, les petits détails font souvent basculer le destin.

Moumouni Dagano à la CAN 2013

L’ancien goleador met aussi en avant l’identité imprévisible du Burkina Faso. « Le Burkina est une équipe qu’on ne peut pas vraiment lire à l’avance. Personne ne peut prédire comment nous allons jouer », affirme-t-il, tout en appelant à une concentration maximale du premier au dernier coup de sifflet. Pour Dagano, les Étalons devront évoluer en bloc compact, presser haut, imposer un engagement physique constant et rester disciplinés tactiquement pendant les 90 minutes, voire plus.

Confiant, Moumouni Dagano conclut en soulignant la préparation mentale et physique du groupe. Les joueurs ont bénéficié de quelques jours de repos, ils connaissent l’importance capitale de ce rendez-vous continental et sont, selon lui, prêts à se battre jusqu’au bout pour écrire une nouvelle page de l’histoire du football burkinabè.

Un message clair, empreint d’expérience et de sagesse, lancé par une légende à une équipe qui rêve, une fois encore, de faire trembler l’Afrique.

 

CS Médias

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