Burkina Faso a affronté la Guinée-Bissau: Le coach Idrissa Congo, livre son analyse après ces deux matchs, en apportant un éclairage sur la prestation des hommes d’Amir Abdou
«Vingt deux (22) joueurs utilisés sur vingt-cinq (25) convoqués. Si l’on connaît l’exigence du public sportif burkinabè pour le résultat immédiat, je peux affirmer que le coach Amir a osé.
Au-delà de l’opportunité que cette fenêtre FIFA a offerte pour évaluer individuellement les joueurs et tester les tandems, ces deux rencontres ont surtout permis au Coach Abdou de décliner son style de jeu à travers l’animation proposée : dans un système de 1-4-4-2, il n’était pas question pour les arrières centraux Edmond TAPSOBA et Nasser DJIGA de chercher directement les avant-centres Franck Lassina TRAORÉ et Mohamed KONATÉ, qui sont pourtant maîtres des airs (bons joueurs de tête).
À défaut de passer par les milieux centraux pour les joindre, il fallait qu’ils décrochent dans les espaces créés par le duo Ismahila OUEDRAOGO et Lohan DOUCET dans leurs mouvements sans ballon, afin qu’on puisse s’appuyer sur eux par des passes au sol pour qu’ils enchaînent des combinaisons entre eux ou avec les milieux de couloirs Dango OUATTARA et Georgi MINOUGOU.
Et si cela n’était pas possible, il fallait tout simplement qu’ils remisent sur les milieux centraux pour retrouver les excentrés dans leurs courses pour des centres. Là aussi, la priorité semble être donnée aux centres qui rasent le sol et Dango OUATTARA en était l’incarnation (presque tous ses centres ont été au sol). Il a été le cerveau de la stratégie des balles arrêtées. Tous les cinq (05) coups francs obtenus dans la zone de finition ont été exécutés par Dango (l’unique but est venu du coup franc obtenu dans la zone de finition). Et ceux obtenus dans la zone de construction était à la charge de Edmond TAPSOBA. Sur les quatre (04) cornes de la rencontre, Dango OUATTARA en a exécuté trois (03). Dans ce secteur de jeu, il lui faudrait plus d’applications car beaucoup de tirs ont été vendanger. C’est sur le même dispositif tactique et même style de jeu que les Étalons ont entamé la deuxième partie avec l’entrée du duo Elohim KABORÉ-Ousseni BOUDA.

Même si, par moments, nos milieux centraux ont manqué de complicité (chose qui est normale car certains jouaient ensemble pour la première fois) pour coordonner leurs mouvements. Visiblement, pour ces deux rencontres, Amir a proposé du jeu combiné ou STYLE INDIRECT : la circulation du ballon au sol, les enchaînements, les appuis-remises et les déplacements coordonnés sont au cœur du projet. Un style qui exige une grande capacité technique, mais aussi une intelligence collective affinée.
Mais d’aucuns pourraient dire que Mohamed Konaté et Lassina Traoré ont tous le même profil, de même qu’Elohim et Ousseni, pour être associés. Mais en homme averti et chevronné, le coach Amir saura , au vu de ses observations, concilier son style au profil de ses joueurs et à l’exigence de résultats pour le bonheur du public burkinabè, et c’est tout le mal que je puisse lui souhaiter.»
CS Médias








