La première édition du Tour cycliste féminin Yennenga a officiellement refermé ses portes ce dimanche 19 avril 2026 à Ouagadougou, à l’issue du Grand Prix disputé sur le boulevard Thomas Sankara. Cette ultime épreuve a été remportée par Lamoussa Zoungrana, auteure d’une belle performance sur un circuit de 61,200 km (12 tours de 5,100 km), bouclé en 1h42mn avec une vitesse moyenne de 35 km/h. Elle devance Awa Bamogo et Elvine Yaméogo.
Une victoire de prestige pour Zoungrana, mais qui ne remet pas en cause la domination d’Awa Bamogo sur l’ensemble de la compétition. Car dès la veille, samedi 18 avril 2026, le classement général du Tour était déjà scellé à l’issue de la 5e et dernière étape disputée en circuit fermé à Bobo-Dioulasso. Malgré la victoire d’étape de la Nigériane Grâce Osaretin Godwin (1h39min31s), devant Awa Bamogo et Lamoussa Zoungrana, la Burkinabè conservait une avance suffisante pour s’adjuger le sacre final.
Awa Bamogo a en effet marqué cette première édition de son empreinte, avec trois victoires d’étape sur cinq. Elle s’est imposée sur la 1re étape Ouagadougou–Kombissiri (52,94 km), avant de récidiver sur les tronçons Guiba–Garango (66,87 km) et Tenkodogo–Zorgho (70,87 km), affichant une constance remarquable.
La 4e étape entre Kokologho et Koudougou (65,82 km) a été remportée par Rose Elvine Yaméogo, permettant ainsi à d’autres concurrentes de se distinguer dans une compétition globalement maîtrisée par Bamogo. Au classement final, Awa Bamogo décroche le maillot jaune « Luilipendé » du classement général au temps (Wassa Bondo), ainsi que le maillot du classement aux points (SN-Brafaso). Lamoussa Zoungrana s’adjuge le maillot des sprints intermédiaires (Sanlam Allianz), tandis que Grâce Osaretin Godwin repart avec le maillot de la meilleure jeune.
Cette première édition a enregistré la participation de cinq pays : le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, le Nigeria et le Mali, confirmant la portée sous-régionale de la compétition. Clap de fin donc avec le Grand Prix de Ouagadougou, qui est venu boucler plusieurs jours de course dans une ambiance marquée par une forte mobilisation.
Présent à cette occasion, le ministre serviteur du peuple, Mathias Traoré, s’est félicité de l’organisation et de l’impact de l’événement :« Nous voulons dire que la grande mobilisation constatée et l’organisation efficace ont permis d’aboutir à un résultat satisfaisant. En organisant ce tour, le Burkina Faso célèbre la femme, réaffirme sa résilience et permet à la jeunesse burkinabè et africaine de s’exprimer. »

Même son de cloche du côté de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Madame Annick PICKBOUGOUM/ZINGUE, qui dresse un bilan plus que positif :
« Nous pouvons dire que le bilan est plus que satisfaisant. Cette première édition a été époustouflante et couronnée par un Grand Prix marqué par la participation de tous les acteurs. L’objectif de promotion du cyclisme féminin burkinabè et africain est atteint. »
Elle a également salué le bon déroulement de la compétition : « Nous rendons grâce à Dieu, car la course s’est déroulée sans incidents majeurs et pratiquement sans abandon. Cela montre qu’elle était bien préparée et très attendue. Je remercie tous les pays participants ainsi que le gouvernement pour son accompagnement. Cela prouve que le Burkina Faso est un pays de paix, d’amitié et fréquentable. »

côté des délégations étrangères, la satisfaction est également au rendez-vous. Cheffe de la délégation camerounaise, Judith Laure Kenge a salué la qualité de l’organisation et des infrastructures :
« Le pays est beau, le pays est propre, on sent qu’il y a de la volonté. Les infrastructures routières ont permis une bonne compétition avec très peu de crevaisons. Les filles se sont bien senties. Vivement la deuxième édition, le Cameroun viendra avec encore plus d’ambition. C’est le sport africain qui gagne. »
Au terme de cette première édition, le Tour cycliste féminin Yennenga laisse entrevoir de belles perspectives. Entre performances sportives, organisation réussie et ouverture internationale, la compétition pose les bases d’un rendez-vous appelé à s’installer durablement dans le paysage du cyclisme africain.
CS Médias









