Burkina Faso : la DGI trace une nouvelle ère de gestion documentaire

 

La Direction générale des Impôts (DGI) a clos, le 27 novembre 2025 à Ouagadougou, les travaux de sa 14ᵉ conférence annuelle, une rencontre majeure qui a rassemblé près de 150 participants autour de la modernisation de l’archivage documentaire. Pendant deux jours, les échanges ont porté sur les défis et les perspectives liés à la digitalisation d’un système stratégique pour la performance de l’administration fiscale.

Axée sur le thème « Modernisation de l’archivage documentaire au service de la performance de la DGI : défis et perspectives », la conférence a permis de mener un travail approfondi à travers un panel central et deux ateliers consacrés aux politiques d’archivage et à la contribution de la digitalisation dans l’efficacité de la DGI. À l’issue des travaux, deux résolutions fortes ont été adoptées. La première engage l’institution à résorber l’ensemble du passif documentaire grâce à un processus rigoureux de collecte, de tri, de conservation et de destruction contrôlée des archives. La seconde appelle à une participation active et continue de tous les échelons hiérarchiques dans la transformation numérique du système d’archivage. Une recommandation essentielle a également été formulée : renforcer les effectifs du service des archives pour répondre aux exigences techniques d’une gestion moderne.

Pour la Directrice générale, Talato Eliane Djiguemd, l’ambition de numériser les archives de la DGI s’accompagne de défis importants. Elle souligne qu’avant d’introduire des solutions digitales, il est impératif d’organiser les documents existants conformément aux normes d’archivage. Une fois cette étape franchie, la DGI pourra développer des outils performants pour un archivage numérique rapide, fiable et sécurisé.

Talato Eliane Djiguemdé/DG de la DGI

Selon elle, cette mutation constitue un véritable levier pour améliorer la traçabilité des dossiers, optimiser les délais de traitement et renforcer la qualité du service, notamment dans le domaine de la sécurisation foncière, où une parcelle peut connaître de nombreuses transformations au fil du temps.

La cérémonie de clôture, présidée au nom du ministre de l’Économie par le Conseiller technique Souleymane Nabolé, a été l’occasion de saluer l’engagement de la DGI dans cette dynamique de modernisation. Il a rappelé que la réforme en cours dépasse largement le cadre technique : elle représente, selon ses mots, « un acte de souveraineté nationale », une étape décisive pour renforcer la crédibilité et la performance de l’administration publique.

À travers les conclusions adoptées, la DGI pose ainsi les fondations d’une transformation profonde de son système documentaire. Cette démarche ouvre la voie à une administration fiscale plus réactive, mieux organisée et résolument tournée vers l’avenir, où la digitalisation devient un moteur essentiel d’efficacité et de transparence.

Moussa Ramdé/ CS Médias

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