Le passage de l’artiste ivoirien TRK lors de l’after des Kundé à Ouagadougou continue de susciter de vives réactions sur les réseaux sociaux, alimentant les débats entre internautes burkinabè et ivoiriens. À l’origine de la polémique, un incident technique survenu en pleine prestation. Selon plusieurs témoignages, un mouvement effectué sur scène aurait provoqué la chute du micro de l’artiste, entraînant immédiatement l’intervention du staff technique. L’ingénieur du son aurait alors coupé le son, interrompant momentanément la performance.
Face à la situation, le présentateur de l’événement, Freddy Lino Gõmn’d Nãaba, est intervenu publiquement afin de rappeler l’importance du matériel utilisé :
« Le monsieur qui est à la platine, c’est le meilleur ingénieur de son en Afrique. C’est lui qui assure les FEMUA à Abidjan. Ces micros coûtent extrêmement cher, il faut donc en prendre soin. C’est pour cette raison qu’il a coupé le son. »»
Cette sortie, prononcée devant le public, a rapidement divisé l’opinion. Certains estiment qu’il s’agissait d’un rappel légitime au respect du matériel et du travail des techniciens. D’autres, en revanche, considèrent que l’incident aurait pu être réglé en coulisses afin d’éviter une exposition jugée embarrassante pour l’artiste.
Sur les réseaux sociaux, la controverse a pris une dimension plus large. Tandis que plusieurs internautes ivoiriens dénoncent une forme d’humiliation envers TRK, d’autres soutiennent la réaction des organisateurs et saluent leur exigence en matière de professionnalisme.
Malgré la tension perceptible sur scène, TRK est resté maître de lui-même et a poursuivi son spectacle jusqu’à son terme, sans autre incident notable.
Une séquence qui continue d’alimenter les discussions autour du respect du matériel scénique, de la gestion des performances live et de la communication en public lors des grands événements culturels africains.
Ousmane Zoungrana









