L’artiste burkinabè Imilo Lechanceux est au cœur d’une vive polémique depuis son apparition dans un live impliquant la fille de Camille Makosso. Une présence qui a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, dans un contexte marqué par des tensions sociopolitiques persistantes entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. De nombreux internautes burkinabè ont jugé inapproprié le rapprochement entre l’artiste et l’univers de Makosso, personnalité régulièrement accusée par certains internautes de tenir des propos hostiles ou provocateurs à l’égard du Burkina Faso.
Face à la montée des critiques, Imilo Lechanceux a choisi de sortir du silence à travers un message d’excuses empreint d’humilité. Dans sa déclaration publiée sur les réseaux sociaux, l’artiste reconnaît une « imprudence » et admet avoir sous-estimé la portée symbolique de sa participation au live. « Oui, j’ai failli. J’ai merdé. Et pour cela, je vous présente mes excuses les plus sincères », écrit-il. L’auteur du titre Pardon affirme comprendre la colère et la déception suscitées par cette apparition, surtout au regard des antécédents entourant Camille Makosso et des sensibilités actuelles entre les deux pays voisins.
Au-delà des excuses, Imilo insiste sur son identité profondément burkinabè et son attachement aux valeurs de sa patrie. Il rappelle que sa musique et son parcours ont toujours été guidés par « l’amour du Burkina Faso » et affirme qu’aucune scène ni aucune opportunité ne mérite de ternir ce lien avec son pays. Cette sortie apparaît ainsi comme une volonté d’apaisement et de réconciliation avec son public, dans un climat où les figures publiques sont de plus en plus observées sur leurs prises de position et leurs fréquentations.
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