Retrait du Trophée de la CAN du Sénégal : Apolinaire Ouedraogo dénonce l’ignorance et le manque de connaissance juridique des entraîneurs 

L’Afrique est secouée par une décision qui risque de marquer l’histoire du football continental : la Commission d’appel de la CAF a décidé de retirer le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Sénégal, suite à une plainte déposée par le Maroc. Un événement qui a enflammé les débats et soulevé des vagues d’indignation sur les réseaux sociaux. Face à cette situation, l’agent de joueurs et ancien président de club en Angleterre, Apolinaire Ouedraogo, livre une analyse acerbe et sans détour sur les causes profondes de ce fiasco, qui pourrait bien ternir l’image du football africain pour longtemps.

L’Ignorance des Règles : Une Faute Inexcusable

Dès le début de sa réaction, l’agent ne mâche pas ses mots. Selon lui, ce qui s’est passé avec l’équipe sénégalaise est avant tout le fruit d’une ignorance crasse des règles du jeu. L’ancien président de Thornaby souligne que la formation des entraîneurs africains ne doit pas se limiter à la tactique et à la technique, mais qu’elle doit aussi englober une connaissance approfondie des règlements. Ce manque de culture réglementaire, déplore-t-il, est à l’origine de l’absurde situation que le football africain traverse aujourd’hui. L’agent va même plus loin en affirmant que l’entraîneur sénégalais, dans sa précipitation et son arrogance, a volontairement ignoré les règles fondamentales, mettant en péril l’intégrité du football africain.

selon lui, il ya une forte chance que un grand nombre des entraîneurs sur les bancs à la CAN ignorerait les conséquences que tell actes pourrait engendrer.

« Ce que nous vivons aujourd’hui est dû à l’ignorance des textes, et un entraîneur bouillie dans son propre orgueil est à l’origine du bafouillage de l’intégrité du football sur tout un continent », déclare l’agent. Il pointe ainsi du doigt le manque d’une véritable assistance juridique et réglementaire à disposition des staffs techniques, une situation qui aurait pu être évitée si le Sénégal avait consulté ses conseillers juridiques avant de quitter le terrain.

La Nécessité d’une Réforme Radical

L’agent Ouedraogo va au-delà de la simple critique de l’événement en appelant à une réforme en profondeur du football africain. Il estime que les fédérations doivent sérieusement repenser la manière dont elles forment leurs entraîneurs et entourent leurs équipes nationales. Il propose ainsi que chaque fédération, en plus de ses membres juridiques, dote ses directions techniques et ses équipes nationales d’un comité juridique mandaté pour assurer une vigilance constante sur les règles des compétitions. Selon lui, cela ne devrait pas être une option mais une obligation, financée par la CAF elle-même.

« Les erreurs et les cafouillages juridiques causés le plus souvent par l’ignorance de nos instances dirigeantes et de certains acteurs, surtout les entraîneurs et arbitres, sont énormes et souvent même pitoyables », affirme l’agent. Il soulève aussi la question de l’influence de la formation des entraîneurs sur la réussite des équipes et plaide pour des sélections plus compétentes et conscientes des règles de la CAF.

La Réaction du Corps Arbitral : Un Manque de Rigueur

Un autre point sur lequel l’ancien président de Thornaby insiste est le rôle du corps arbitral, qui, selon lui, aurait dû agir avec plus de rigueur. Il considère qu’en laissant le Sénégal quitter le terrain sans sanctionner une victoire pour le Maroc, les arbitres ont manqué à leur devoir de garantir l’intégrité du jeu. Pour l’agent, cette passivité a permis à l’incident de se transformer en un ridicule spectacle qui ternit l’image de l’Afrique sur la scène internationale.

L’agent propose également de revoir la formation des arbitres africains, en insistant sur la nécessité de les préparer à des situations extrêmes et à appliquer les règles avec justice et impartialité. « Le corps arbitral aurait dû sanctionner une victoire pour le Maroc après que le Sénégal ait déserté le terrain », martèle l’agent.

Le Parachutisme : Un Fléau dans le Football Africain

Un des sujets qui revient fréquemment dans les propos de l’ancien président de  Thornaby est le parachutisme dans le football africain, un fléau qui, selon lui, freine l’évolution du sport. L’exemple du Sénégal, mais aussi d’autres nations africaines, est révélateur de ce problème. Il dénonce un système où des entraîneurs, parfois expatriés, sont placés sur des bancs sans véritable préparation à la gestion des aspects juridiques et réglementaires des compétitions de la *CAF* Pour l’agent, cela doit changer. Les fédérations doivent impérativement veiller à ce que leurs sélections soient dirigées par des techniciens qui comprennent et respectent les règlements de la CAF. « Le refus d’appliquer les règles comme il se doit et la paresse de se cultiver davantage, voilà l’un des plus grands maux du football africain », conclut l’agent.

Apolinaire Ouedraogo/agent FIFA

Une Vision pour l’Avenir

Enfin, Apolinaire Ouedraogo plaide pour une prise de conscience collective au sein des fédérations africaines et pour une meilleure gestion des ressources humaines dans le football. Il invite les instances dirigeantes à réfléchir sérieusement à la mise en place de structures juridiques solides au sein de chaque fédération, et à impliquer davantage d’experts dans les décisions liées à la gestion des équipes nationales. Si ces changements sont appliqués, l’agent est convaincu que le football africain pourra enfin s’élever au niveau de ses ambitions et éviter de nouveaux faux pas aussi embarrassants.

En conclusion, le retrait du trophée de la CAN au Sénégal met en lumière un problème récurrent dans le football africain : l’ignorance des règles et la gestion défaillante des situations de crise. Pour éviter de répéter cette erreur à l’avenir, il est essentiel que les fédérations et les acteurs du football africain prennent des mesures concrètes pour améliorer la formation, la consultation juridique et la gestion des équipes nationales. Comme l’affirme l’agent Ouedraogo, « L’Afrique doit se réveiller sur ce point, et ne plus laisser l’ignorance dicter son destin. »

CS Médias

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